Contexte
La lutte contre les causes structurelles de la traite est une lutte multi sectorielle qui incombe en amont et en aval les parents, les femmes, les enfants, les élus locaux, l’association des parents d’élèves en particulier et toutes les communautés en général. Pendant longtemps les différentes actions menées n’ont pas prise en compte les aspirations originelles de ces derniers d’où la persistance du phénomène. Les analyses et les études réalisées dénotent que parmi les zones les plus touchées, le département de l’Ouémé et du plateau en générale et les communes de Kétou, d’Ifangni et de Bonou en particulier de part leur situation géographique avec le Nigeria sont plus touchés par le phénomène. Ces zones enregistrent un l’indice humaine de pauvreté de 51,5% par exemple, ce qui justice parmi tant d’autre l’attention soutenue du présent projet aux groupes cibles cités et les bénéficiaires finaux des actions ciblées.
L’absence d’une politique d’opportunités économiques aux familles, le manque chroniques des infrastructures sociales communautaires dans le domaine de l’éducation, de la santé, le déséquilibre social observé ses derniers temps, le manque d’accompagnement des initiatives des jeunes, des femmes, l’ignorance des parents sur les conditions de vie des enfants partis, la démission des parents dans leur rôle d’éducateur constituent le lot quotidien qui contraint ces communautés à développer des pratiques et comportements qui violent les droits de l’enfant dans les départements de l’Ouémé et du plateau en général et les communes de Bonou, d’Ifangni, et de Kétou en particulier.
En réponse à tous ses constats, l’ONG AUTRE VIE avec l’appui financier de l’Union Européenne à travers son deuxième projet de lutte contre la traite des enfants au Bénin a mise en place le Projet d’Appui au renforcement des capacités des communautés pour le respect des droits de l’enfant et la lutte contre la traite et l’exploitation des enfants dans les départements de l’Ouémé et du Plateau.
Ce projet douze mois durant a organisé les communautés rurales à lutter efficacement contre la traite des enfants par la mobilisation et la sensibilisation participative de proximité sur les droits de l’enfant, renforcé les capacités économiques des communautés et familles en vue d’une parenté responsable face aux besoins des enfants et renforcé le taux de la scolarisation des enfants